Histoire d’un rêve

Histoire d’un rêve.

Histoire de mon rêve.

Mon histoire:

Je suis née (eh oui),un jour au sud de La Pologne dans les année 70.J’ai grandi dans une famille ordinaire, mon parcours scolaire était tout aussi ordinaire. De mon plus jeune âge j’ai été programmée a être quelqu’un d’ordinaire.

J’ai débuté mon premier emploi dans « le monde de plein emploi » qui régnait encore à l’époque en Pologne. J’ai occupé un poste de comptable dans une société gérée par l’état comme 90% de sociétés à l’époque.

Mais voilà… Le jour de changement en Pologne est arrivé. Du « plein emploi » on est passé à pas d’emplois du tout. Comme beaucoup de gens, je me suis trouvée sans travail. Et à l’époque, en Pologne, il n’y avait aucune aide pour des gens sans emploi ( le chômage étant inexistant avant, il n’y avait donc pas d’allocation de chômage, ni aucune autre aide mise en place) et pourtant il fallait réformer notre système. Rien n’était prévu pour des milliers de gens qui du jour au lendemain se sont trouvés sans rien.Sans aide de leur famille, beaucoup de personnes se sont retrouvées sans domicile, sans moyen de vivre.

J’ai refusé la fatalité. S’il n’y a pas d’emploi alors il faut le créer !

C’est ansi que refusant la fatalité, je me suis retrouvée à faire du commerce sur les marchés ( les locaux commerciaux étant rares et inaccessibles pour quelqu’un qui se retrouve sans aucun revenu).J’ai décidé de me battre. Je n’ai pas été préparé à cela ! Et ça commencé à porter ses fruit, j’ai pu même m’acheter une voiture pour me déplacer plus facilement d’un marché à l’autre. Loin de moi la fortune mais j’arrivais à vivre correctement de mon travail. Quand tout semblait s’arranger pour moi, voilà que ma famille n’approuvant pas mes agissements ( à l’époque quelqu’un qui travaille à son compte était forcement « malhonnête », « magouilleur » etc), m’a lancé un ultimatum : soit j’arrêtais mon activité et je me trouvais un emploi salarié , soit je partais en France. Habitant chez mes parents, je n’avais pas beaucoup de choix. Ils se sont tous cotisés (mes parents, mes oncles, enfin tous ceux qui n’approuvaient pas mon activité) et me voici en possession d’un billet aller simple pour Paris.

C’est de cette façon qu’un beau jour (mars 1992) je me suis retrouvée à Paris.

Une valise à la main, 3000 francs ( la fortune, pour un polonais ça représentait l’équivalent d’un an de salaire) et mon français se limitant à « bonjour » « merci » et « au revoir ». Me voici à Paris !

Les premiers temps je pensais juste prendre des vacances et revenir tranquillement en Pologne. Je pouvais me payer mon billet de retour. J’étais en colère (la rage même) contre ma famille. J’avais besoin de me calmer, me reposer et préparer mes armes pour revenir en force.

Pas question de me laisser abattre. J’ai trouvé une petite « chambre de bonne » à Neuilly sur Seine, tout près de La Défence pour 250 fr/mois ( cool je pouvais rester un moment).

Et j’en ai eu plein les yeux!  Paris, mais c’est juste magique ! Ma première visite au centre commercial (il n’y en n’avait pas encore en Pologne) Incroyable ! Et les gens si différents, si libres ! Ah, si je pouvais rester Ici ! Et voilà qu’un petit boulot se présente et puis un autre.  De fil en aiguille, ai-je encore envie de revenir ? Mon français s’améliorant, les boulots s’enchainant, et si je restais encore en peu… histoire de gagner un peu d’argent pour démarrer « une vraie affaire » ?

Les années ont passé, je me suis fait des amis, j’ai tissé  des liens avec mon entourage. Et voici qu’un jour une de mes amies polonaises qui lance dans le moment de découragement « parce que nous sommes polonaises, alors le seul boulot que l’on peut espérer trouver c’est faire des ménages ou garder des enfants – c’est injuste » (elle était infirmière diplômée en Pologne).Je connais ce sentiment de révolte qui m’a envahi d’un coup. Je lui ai dit »Si nous subissons cette situation c’est parce que noue l’acceptons. Si ta vie ne te convient pas, alors change-la ! « 

Le défi était lancé –

« Ok ! tu es comptable trouve-toi un poste de comptable, si tu arrives alors je ferai de même ! » Je  n’avais pas d’autre choix que lui prouver que c’était possible !

J’ai suivi une formation en comptabilité  pour faire le point sur mes compétences. J’ai alors décroché un stage dans une entreprise. L’un des comptables avait démissionné pendant mon stage et… Jackpot à la fin de mon stage j’ai été embaûchée en CDD en tant que comptable. Le défi relevé – aujourd’hui mon amie travaille dans un hôpital en tant qu’infirmière..

Maman d’une petite fille, alors âgée de 4 ans, à quelques jours avant de signer mon CDI, j’appris une nouvelle qui a boulversé ma vie .  Ma fille était atteinte de Leucémie.

Être une maman n’est pas toujours facile, être une maman seule l’est encore moins. Mais quand en plus une maladie grave frappe à la porte ça devient une vrai bataille. Le combat fut long (entre les chimiothérapies, les rechutes et les deux greffes de la moelle) et tous les dégâts qu’il faut soigner maintenant.

Mais ce fut les 10 années les plus constructives de ma vie.

C’est à cette époque que j’ai réalisé à quel point la vie est précieuse, combien elle est fragile et que tout peut basculer à tout moment. C’est pendant ces années que j’ai réalisé la Vraie Valeur de la Vie.

Grâce à la maladie de ma fille j’ai appris à apprécier chaque instant et chaque moment de repli. Une simple ballade à vélo est devenue « La Balade à vélo »  que l’on apprécie pleinement car « Aujourd’hui c’est sûr, demain on ne sait jamais » J’ai réalisé pleinement que j’ai une seule vie et qu’elle est Unique. Je refuse d’être comme un bateau à la dérive, sans capitaine !

A propos de Mon Rêve:

J’ai juste une envie de vivre pleinement en profitant de tout ce que le monde peut m’offrir.Je veux profiter de chaque instant de ma vie, consciemment et pleinement.Je veux réaliser mes petits rêves du moment, que ce soit une balade à vélo, un séjour au ski, etc…

J’ai envie de m’installer dans un petit coin de paradis (au bord de la Méditerranée).

Je veux m’employer à acquérir la liberté financière.

Passionnée de tennis,  j’aspire à vivre pleinement ma passion en participant aux tournois amateurs dans toute la France.

Je m’apelle Joanna j’ai 47 ans et Ma Vie commence Maintenant !

Voir notre  projet